Parcours touristique : Découverte des Hauts-de-Seine

Étape 1 : Le Musée Albert-Kahn

À Boulogne-Billancourt, le musée Albert-Kahn associe un jardin paysager aux ambiances multiples et un vaste fonds d’images du monde entier. Entre sentier japonais, forêt vosgienne et projections d’archives, le lieu invite à réfléchir aux liens entre paysages, mémoire et regard porté sur les cultures du monde.

Visite 1h, entrée 6€

Célébré depuis de nombreuses années pour son splendide jardin et ses collections d’autochromes uniques au monde, le musée Albert Kahn s’est doté d’un nouvel écrin architectural.

Actualités

Du 14 octobre 2025 au 14 juin 2026 l’exposition Bénin aller-retour. Regards sur le Dahomey de 1930 questionne le regard porté sur les cultures extra-européennes à travers des images de 1930 que se sont réapproprié les artistes contemporains issus du continent africain.

Ishola Akpo, Thulani Chauke, Sènami Donoumassou, Bronwyn Lace, Roméo Mivekannin, Angelo Moustapha, et Marcus Neustetter, exposent leurs œuvres, parfois créées pour l’occasion. Peinture, photographie, installation et performances, forment un dialogue franco-béninois.

Le musée Albert Kahn, le projet utopique d’un banquier philanthrope au cœur de Boulogne-Billancourt

Au XIXe siècle, le banquier Albert Kahn qui a fait fortune dans les ressources minières et rêve d’un monde pacifié, crée et finance une dizaine de fondations pour favoriser la compréhension entre les peuples. Percevant que son époque sera le témoin de grandes mutations, il se lance le pari un peu fou de constituer une mémoire iconographique des sociétés sur le point de disparaitre. De 1909 à 1931, il envoie depuis sa propriété de Boulogne-Billancourt à l’ouest de Paris, des opérateurs photographier et filmer plus de 60 pays. Les images sont rassemblées dans les Archives de la Planète, un fonds d’une centaine d’heures de film noir et blanc et de plus de 72 000 plaques autochromes, le premier procédé industriel de photographie en couleurs véritables breveté par les frères Lumière, dont le musée possède aujourd’hui la plus importante collection au monde.

Philanthrope, mécène, pacifiste, visionnaire, humaniste… aujourd’hui encore la personnalité énigmatique d’Albert Kahn et son projet nourrissent l’imaginaire collectif et les travaux des chercheurs.

Le musée du voyage en images

Dans un bâtiment signé par l’architecte japonais Kengo Kuma et dans les sept espaces existants entièrement rénovés, le musée présente sur 2300 m² collections permanentes et expositions temporaires ainsi qu’un espace de restauration. Les images d’un monde perdu patiemment collectionnées s’égrènent au fil du parcours et semblent prendre vie au gré des projections, sur les murs d’images, via des écrans tactiles…. Les différents dispositifs de médiation invitent chacun à devenir acteur de sa visite en s’appropriant les collections et à s’interroger sur leur portée universelle.

Des collections végétales inestimables

Aménagés entre 1895 et 1910 sur 4 hectares, les jardins, véritable voyage végétal autour de la planète, font partie intégrante des collections du musée. Albert Kahn a ici rassemblé et conjugué harmonieusement les jardins les plus divers, à l’image du monde dont il rêvait : jardin anglais, jardin à la française, roseraie, verger et un jardin japonais dans lequel on retrouve un remarquable « village de thé » traditionnel installé à l’époque du banquier. Un joli voyage entre Orient et Occident !

Au détour des allées, la Fabrique des images détaille les techniques de prises de vue et présente le matériel ainsi que le style des différents opérateurs tandis que la Salle des plaques, un ancien laboratoire, conserve les boîtes originales, un précieux témoignage sur ce monde d’avant. Le cabinet de projection attenant abrite une lanterne de projection d’autochromes, telle qu’utilisée autrefois.

Les collections du musée se déploient également au centre du jardin, dans les ailes de la serre monumentale. Dans les « Jardins de société », cartographie illustrée, autochromes, films et témoignages évoquent l’impression que produisait la visite des jardins sur les hôtes du maître des lieux. Le « Jardin philosophique » se veut quant à lui un laboratoire du vivant dans lequel autochromes du jardin et des films sur la croissance des végétaux alimentent un dispositif audiovisuel et sonore immersif.

Visites guidées, ateliers, artistes en résidence … animent également toute l’année les espaces du musée.

Accessibilité

Information non disponible

Tarif

6€