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1. Qui est David Smétanine ?
Né à Grenoble en 1974, David Smétanine est l’un des nageurs paralympiques français les plus titrés. En 1995, à 21 ans, un accident de la route bouleverse sa vie. Le sport l’aide alors à se reconstruire, avant de le conduire au plus haut niveau. « Le sport change les vies ? Indéniablement, il a changé la mienne », écrit-il.
Spécialiste du sprint en nage libre, il dispute six Jeux paralympiques, d’Athènes en 2004 à Paris en 2024, et y remporte neuf médailles. À Pékin, en 2008, il devient champion paralympique du 50 et du 100 mètres nage libre, et offre à la France sa première médaille d’or de ces Jeux. Il en revient avec deux titres et deux médailles d’argent, le meilleur palmarès de la délégation française. Son parcours compte aussi onze médailles mondiales, treize médailles européennes et 155 titres de champion de France, qui font de lui une figure de la para natation.
Chevalier de la Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite, David Smétanine, dont le nom s’écrit parfois Smetanine, s’engage aussi en dehors des bassins. Conférencier depuis 2017, il accompagne les managers et les entreprises dans leurs démarches d’inclusion, et il intervient auprès des jeunes générations. Il est également coprésident du Comité des sportifs de l’Agence française de lutte contre le dopage.
2. L’autonomie au coeur de son engagement
Pour David Smétanine, l’accessibilité ne relève pas seulement de la technique. Elle conditionne la possibilité de se projeter. « Qu’est-ce que je souhaite faire dans la vie ? Quel sens je veux et peux donner à celle-ci si les lieux que je fréquente ne sont pas accessibles ? », écrit-il dans le livre blanc consacré à l’accessibilité dans la filière événementielle. Son parcours d’athlète l’a convaincu que « l’autonomie et l’épanouissement sont tous deux essentiels dans la vie et au travail, car ils nous font grandir ».
De ce vécu, il tire une conviction qu’il partage aujourd’hui avec les entreprises. L’accessibilité ne se rattrape pas à la fin d’un projet. « L’accessibilité universelle ne peut être considérée comme une option en fin de chaîne de production », rappelle-t-il. Elle doit être pensée dès le départ, pour construire une société où chacun peut trouver sa place.
Persuadé que « c’est l’humain qui fait la différence, car sans lui la technologie ne peut avancer », il invite les organisations à voir dans le handicap non pas une difficulté à part, mais une occasion de progresser.
3. Une collaboration au service de la mobilité inclusive
David Smétanine et Ezymob se retrouvent autour de valeurs nées du sport comme du handicap. Du sport, ils partagent le goût du dépassement, l’importance de la préparation et l’esprit d’équipe, où chacun compte pour avancer ensemble. Du handicap, ils partagent la conviction que ce n’est pas à la personne de s’adapter, mais à son environnement de lui permettre d’agir librement. Leur ambition en découle : que personne ne renonce plus à un trajet, à un événement ou à un projet faute d’accessibilité. « Une nouvelle aventure et une superbe collaboration avec Ezymob démarre, j’en suis très heureux et très fier ! », a réagi David Smétanine au moment de l’annonce.
C’est une façon de croiser l’expérience d’un champion et l’expertise d’une entreprise engagée pour la mobilité inclusive. Comme le résume David Smétanine, « lorsque la technologie permet d’améliorer les déplacements et le confort de tous, je suis toujours partant ! ».
4. Le Marathon des Capables, un premier temps fort partagé
La collaboration a pris son départ sur la route. Du 16 septembre au 3 octobre 2026, le Marathon des Capables a relié Port-Marly à Marseille, soit environ 800 kilomètres en 18 étapes. Sans chronomètre ni classement, cette course réunit coureurs valides et personnes en situation de handicap autour de l’entraide et de la solidarité, sur un parcours accessible à plus de 80 %.
Ezymob a participé à la toute première étape, longue d’environ 28 kilomètres. Aux côtés de David Smétanine, Camille Maldjian et Florian ont rejoint Paris depuis Port-Marly, puis descendu les Champs-Élysées entre l’Arc de Triomphe et la place de la Concorde, avant de terminer ensemble sur le Champ-de-Mars, au pied de la tour Eiffel. « Quoi de mieux qu’un aussi bel événement sportif pour créer du lien et donner du sens à ce que nous voulons faire tous ensemble ? », souligne David.
De cette journée, l’équipe retient d’abord l’esprit collectif. Sur une telle course, personne n’avance seul, et chacun adapte son rythme pour que tous franchissent la ligne ensemble. Elle retient aussi la persévérance, celle qui fait tenir kilomètre après kilomètre. Avancer ensemble, au rythme de chacun et dans la durée, ce sont exactement les principes qui guideront cette collaboration.




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